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Si les professionnels de santé passaient l'épreuve pratique la semaine dernière, c'était au tour des personnes prioritaires, entourage des nourrissons de moins de 6 mois et personnes fragiles, à être appelées à se faire vacciner contre la grippe H1N1 aujourd'hui. Malgré le fameux sésame délivré gratuitement par la CPAM à ces six millions de français, le "bon" pour vaccination n'a pas trouvé preneur. Il fallait donc les chercher ce matin, les quelques téméraires près à tendre leur épaule dans l'un des 1060 centres mis en place par les autorités sanitaires.
Qui s'y frotte, s'y pique...
Qu'à cela ne tienne! C'est à grand renfort médiatique que Roselyne Bachelot a montré l'exemple à ses concitoyens à la mi-journée. Arborant un large sourire et défiant la fameuse aiguille de la polémique, Madame la Ministre, n' a même pas eu mal. Rassurant?
Il en faudra sûrement plus que ce sourire enjôleur pour convaincre les français. La campagne d'information largement menée depuis plusieurs semaines par le Ministère de la Santé a fait chou blanc.
Trop de communication aurait-il tué la communication? Cette grippe, les Français disent bien la connaître , peut-être trop. Et c'est bien là où le bât blesse. Elle en deviendrait presque familière, notre chère grippe porcine.
Plutôt "crever" que de se faire vacciner?
Face à la réaction sceptique des personnels de santé, chaque français est en droit de se poser la question. Selon le sondage d'un magazine de santé publié cette semaine, plus de 73,6% boudaient la vaccination, estimant que la grippe H1N1 n'est pas grave ou parce qu'ils craignent des effets secondaires. Et quand les médecins eux-mêmes refusent la vaccination, la fièvre monte. Certains spécialistes pointant du doigt la dangerosité des adjuvants. La défiance est donc de mise.
Crise de confiance de l'opinion, entre pro et anti vaccin, le coeur des français balance. Pour ceux qui ont décidés de franchir le cap, une deuxième dose leur sera administré dans 3 semaines… à moins que d'ici là, la stratégie "vaccinale" change, comme a pu l'évoquer Roselyne Bachelot... on reprend la température de ce sujet épineux, dans quelques semaines.
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