Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 13:30

C'est après un match aller-retour contre l'Irlande que le sort des Bleus sera scellé. A la clef, le laissez-passer pour la prochaine Coupe du Monde de Football. C'est dire si l'enjeu est de taille. Le mythique Croke Park Stadium (Dublin) s'apprête à vivre demain soir (20h00) le premier acte de cette confrontation.

Fighting spirit

On les connait et on le sait. Les Irlandais ne sont pas favoris. Mais ils s'en moquent. Les petits hommes verts ont l'habitude de créer la surprise, là où on ne l'attend pas. Ceux-là mêmes qui ont fait trembler la défense des Champions du Monde en titre lors  des phases de poule. Ce sont ces irréductibles guerriers que s'apprêtent à affronter nos féroces Gaulois. Combativité, coups de pied arrêtés et rigueur défensive, la tactique a fait ses preuves. Et le jeu adverse de trembler! Les Irlandais détiennent ce "je ne sais quoi" que les autres équipes n'ont pas. Ce "fighting spirit" dont tout le monde parle et cette intensité dans l'action. Alors il va falloir se battre!


Les Irlandais dégainent l'artillerie lourde

La bataille a déjà débuté en coulisses. A J-1 de la rencontre, la presse celtique a laissé le "fair-play" au vestiaire. Place à la guerre psychologique, au jeu de l'intimidation et des déclarations fumantes. Les hommes de Domenech ne semblent plus faire peur à personne. Et le défenseur Richard Dunne, de déstabiliser les tricolores: « On sait que si on marque en premier, ils n’ont probablement pas l’homme qu’il faut pour retourner la situation. » (le Guardian). Portés par la ferveur des 82000 supporters déjà acquis à leur cause, les "Gaéliques" croient en leur victoire. Et si la pluie et le froid s'invitent, ils joueront confiants.


Et les Bleus dans tout ça?

On signale le retour rassurant de Yoann Gourcuff dans le jeu offensif. Il sera épaulé par ses coéquipiers Nicolas Anelka et Thierry Henry. Et sauf revirement de situation, l'attaquant Toulousain Gignac retrouve sa place promise au côtés de ses confrères. Toulalan incertain, c'est Alou Diarra qui jouera dans l'axe avec Lassana Diarra. Il faut donc que ça passe et les Français le savent. Loin de l'agitation médiatique, des déclarations qui s'enchaînent et de la pression qui monte, les hommes de Domenech sont restés de marbre. Professionnels, ils restent concentrés sur leur objectif. Car ils le savent, ils auront tout le temps de rétorquer à leurs détracteurs durant ces 90 minutes. 90 longues minutes de suspense pour convaincre. La véritable bataille, celle du ballon et de l'envie se joue demain sur le terrain et pas ailleurs. Alors on y croit. Yes we can!

Par Zoa
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 11:06

(Ndlr: ce texte engagé n'est pas un article mais une association de mots et d'idées, qui n'obéit à aucune logique journalistique ou littéraire apparente et construite mais tente de formuler des éléments de réponse à ma pensée philosophique sur mon identité nationale;) 

 

"Identité nationale": l'association de ces deux petits mots déclenche aujourd'hui, de vives réactions dans toutes les sphères de la société française. Une "association" dangereuse qui frise le "politiquement correct" ou le "politiquement débattable". Et pourtant, on en fait tout un débat. Alors, allons-y, déclinons notre identité!

 

Il semble difficile d'en donner une définition. Au sens des définitions les plus répandues, l'expression daterait des années 80 et désignerait, selon un mélange de définitions plus ou moins justes, " le sentiment d'appartenance à un ensemble national et qui forme un ensemble d'habitus socialisant et de principes partagés, évoluant dans le temps". Ok, jusque-là, d'accord ou pas, on peut tous "entendre" la définition au sens "étymologique populaire". Mais là où le bât blesse, c'est bel et bien sa réapparition sur le devant de la scène politique française. Pourquoi en parle t-on autant aujourd'hui? Y a t-il sujet à polémiquer, y a t-il sujet à débattre et à s'interroger?

L'identité nationale serait, si on la considère dans son histoire, "l'alibi" de nombreuses luttes, guerres, dérives religieuses, ethniques et autres bains de sang car oui on se bat depuis la nuit des temps pour son identité. Identité qui, si on la ramène au berceau de l'humanité, ne semble pourtant pas trouver une légitimité naturelle: qui d'Adam ou d'Eve, était Français, Italien ou Allemand? Et qui de la poule ou de l'oeuf... D'accord je m'éloigne. L'identité nationale avant même d'en établir une définition précise, faisait donc partie de l'histoire des Nations, des Peuples, de la France. Mais si Dieu créa l'homme, avait-il prévu de créer l'identité nationale? Se battre, résister et sauver la France oui, il fut un temps. Mais est-il vraiment nécessaire aujourd'hui de légiférer sur ce concept? L'accord tacite désigné entre la France et sa population sur les grands principes qui fondent son identité ne semble donc plus assez explicite aujourd'hui. Il faut donc en parler et lui "redonner tout son sens". Mais ne nous trompons pas, le débat porte sur l'identité nationale et non sur une potentielle crise d'identité. Ah bon? L'amalgame semblait presque légitime. 

 

Depuis le 2 novembre dernier, le gouvernement orchestré par le Ministre de l'Immigration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, Eric Besson, invite sur son site www.debatidentitenationale.fr, à débattre, comme son nom l'indique, sur "l'Identité nationale". Et chacun d'apporter sa contribution à la fameuse question: "Pour vous, qu'est-ce qu'être Français?"

Nul besoin de présenter sa carte d'identité, chaque personne de nationalité française ou pas donc, peut s'exprimer sur le sujet. Elle s'est donc posée la question la petite Zoa, de savoir "pour elle, qu'est-ce qu'être Français(e)?". Non que le sujet la passionne mais forçat de l'info oblige, elle a dû s'y intéresser. Et si le débat venait à être débattu lors d'un dîner, faudrait quand même qu'elle aligne les arguments.

Alors pour moi qu'est-ce donc cette notion, ce concept d'être Français(e)? Heureuse qui comme moi, a fait un un an de beau voyage loin de ma "patrie", et puis est revenue plein d'usage et raison… ou pas… devrais pouvoir aisément répondre à la question.

Si j'essaye de fouiller dans mes souvenirs de voyage, la question récurrente était: "where are you from?". Et aujourd'hui encore à Paris on me demande: "de quelle région es-tu avec cet accent si chantant?". Mais point de souvenir d'un quelconque néozélandais me demandant: "hey bro, c'est quoi pour toi être français?". Et voilà qu'à mon retour, le Président de la République de mon propre pays me pose la question. Etrange? Qu'ai-je donc fait, qu'ai-je donc dit pour que le gouvernement soit si interrogatif à mon égard? La question posée à mes grands-parents, quelques décennies en arrière, aurait sûrement pris un tout autre sens. Mais aujourd'hui? Je reste perplexe...
Ma "nonna" Italienne qui se définit comme Française, aurait peut-être pu apporter des éléments de réponse. Et ma grand-mère Espagnole, de vous répondre:
 "de quoi je me mêle jeune homme, me da igual, je vis ici depuis des lustres, je paye mes impôts, je suis Française. Débat clos, basta." 

 

Mais Zoa en revanche, elle fait chou blanc devant l'interrogation de son gouvernement. Oui j'ai bien essayé de "jouer le jeu" et tenter de répondre à cette bouillonnante question. Mais rien, nada, niente, quetchi. Je suis restée sans réponse. Vous m'auriez demandé cher Président, pourquoi je me sens du "Sud", je vous aurais sûrement récité un long plaidoyer, certes ennuyeux, sur mon charmant département, les férias et le folklore, le canard, l'armagnac et toutes ces inepties, qui m'auraient donné envie, cette envie contradictoire, de vous faire découvrir là où j'ai écoulé mes douces années tout en rejetant ce sentiment "coupable" d'appartenance à un territoire.
Mais à votre question, je reste sans voix. Je suis interpellée voire même bousculée par cette question, qui à dire vrai, me dérange. A bien y réfléchir, je fais peut-être partie de ces courants "humanistes" qui se définissent davantage comme citoyen du monde que citoyen français.

Je l'avoue cependant, quand Zizou jouait, j'aimais entendre résonner la Marseillaise et j'étais fière de cette grande équipe nationale. Black, Blanc, Beur. Derrière Zizou, tout un peuple dont les valeurs me semblaient loyales, honnêtes, respectueuses et dont le jeu avait la magie de nous faire oublier la couleur et la culture et soyons fou, tout le reste! Effacer le temps d'un match l'inégalité et l'injustice du monde, ces peuples qui souffrent et qui luttent, effacer le temps d'une partie, ce sentiment écoeurant d'être un "privilégié hasardeux" car née en France par hasard. On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas où l'on nait, on ne choisit pas son identité. Tel est le jeu du hasard. Mais j'ai grandi.

Ce jeu de hasard et ces "non-privilégiés hasardeux" que vous semblez bouder, aujourd'hui, vous les Grands de ce monde lors du sommet de la FAO. Un enfant qui meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde. Constat alarmant, déconcertant. Vous me rétorquerez probablement que je glisse trop facilement sur les terrains miséreux et fédérateurs que sont la faim, la pauvreté, les inégalités ou encore la guerre dans le monde. Bien loin donc du débat qui nous préoccupe dans ce petit bout de papier. Je vous donnerais sûrement raison mais vous répliquerais ceci: si je me permets de glisser sur ces sujets avec si peu de complexes, c'est que vous me le demandez. Pour moi être française aujourd'hui, c'est avant tout être citoyenne du monde. Ce monde où les droits fondamentaux de l'homme, de la femme et des enfants sont si souvent bafoués. Ce monde où manger et subsister sont encore les priorités des Nations qui nous entourent. Gênée donc que cette identité nationale monopolise le devant de la scène médiatique française. Gênée que ma "nation" ne décline son identité au sommet mondial de la FAO ce lundi. Gênée oui, que ce lundi, l'identité nationale soit le débat majeur, alors qu'une partie du monde se meurt.

Et à la question "Pour vous c'est quoi être Français(e)?". Bien loin de toute opinion politique de droite ou de gauche, bien loin de cet engouement médiatique, bien loin de ce débat sociétal, bien loin de ces pensées philosophiques, bien loin de ces clivages culturels, bien loin de ces histoires d'identité qui agitent la France d'aujourd'hui et bien plus près de ces peuples, de ce monde qui nous entoure, je vous répondrais en citant ma grand-mère Italienne, de nationalité incertaine mais à tendance humaniste: "me fas caga avec ton débat, cela m'importe peu. Je suis seulement Française du Monde". Et à mon tour de vous retourner la question: "Pour vous, c'est quoi être Français du Monde?" 

"J'ai dit l'égalité, je n'ai pas dit l'identité" - Victor Hugo

Par Zoa
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 19:21

Si les professionnels de santé passaient l'épreuve pratique la semaine dernière, c'était au tour des personnes prioritaires, entourage des nourrissons de moins de 6 mois et personnes fragiles, à être appelées à se faire vacciner contre la grippe H1N1 aujourd'hui. Malgré le  fameux sésame délivré gratuitement par la CPAM à ces six millions de français, le "bon" pour vaccination n'a pas trouvé preneur. Il fallait donc les chercher ce matin, les quelques téméraires près à tendre leur épaule dans l'un des 1060 centres mis en place par les autorités sanitaires. 

 

Qui s'y frotte, s'y pique...

Qu'à cela ne tienne! C'est à grand renfort médiatique que Roselyne Bachelot a montré l'exemple à ses concitoyens à la mi-journée. Arborant un large sourire et défiant la fameuse aiguille de la polémique, Madame la Ministre, n' a même pas eu mal. Rassurant? 

Il en faudra sûrement plus que ce sourire enjôleur pour convaincre les français. La campagne d'information largement menée depuis plusieurs semaines par le Ministère de la Santé a fait chou blanc. 

Trop de communication aurait-il tué la communication? Cette grippe, les Français disent bien la connaître , peut-être trop. Et c'est bien là où le bât blesse. Elle en deviendrait presque familière, notre chère grippe porcine. 

 

Plutôt "crever" que de se faire vacciner?

Face à la réaction sceptique des personnels de santé, chaque français est en droit de se poser la question. Selon le sondage d'un magazine de santé publié cette semaine, plus de 73,6% boudaient la vaccination, estimant que la grippe H1N1 n'est pas grave ou parce qu'ils craignent des effets secondaires. Et quand les médecins eux-mêmes refusent la vaccination, la fièvre monte. Certains spécialistes pointant du doigt la dangerosité des adjuvants. La défiance est donc de mise. 

Crise de confiance de l'opinion, entre pro et anti vaccin, le coeur des français balance. Pour ceux qui ont décidés de franchir le cap, une deuxième dose leur sera administré dans 3 semaines… à moins que d'ici là, la stratégie "vaccinale" change, comme a pu l'évoquer Roselyne Bachelot... on reprend la température de ce sujet épineux, dans quelques semaines.

Par Zoa
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 12:28

"2008/2009": j'ai choisi l'année de la "grande crise" pour découvrir de nouveaux pays. Un an de voyage dans des contrées lointaines aux noms et consonances enchanteresses! Les dauphins, les baleines, les kiwis, les maoris! ça fait rêver... Et la grosse claque dans ta gueule au retour, ça te fait toujours rêver? 

 

Le Bureau International du Travail (BIT) annonce 210 millions de chômeurs dans le monde en 2009. Douce information. Fière de faire partie de la plus grande entreprise internationale! Hm...l'argument était peu convaincant. 

Alors, jeune dilettant(e), si toi aussi, tu es en recherche de travail et qu'après 852 lettres envoyées, tu as envie de dire stop. Si toi aussi, le service RH de la France, tu le connais par coeur. Ton cv, évidemment qu'il est brillant mais "sauf avis contraire de votre part, nous conservons votre candidature au cas où..."
Je dis stop. J'émets un "avis contraire":

 

J'ai décidé de prendre les choses en main et de réinventer mon propre métier. Tel est mon nouvel adage!
Car oui, chômeuse professionnelle, jeunes gens, ça ne s'invente pas, ça se devient!

 

Blog déconstruit, décalé, recalé, nombriliste, démago, pas vraiment beau (c'était pour la rime), pas vraiment bien (la chute vient), y a pas de mal à se faire du bien (si j'osais je rajouterais, ça mange pas de pain). On se parle de tout, on se parle de rien, de nos envies, de notre patrie (c'était pour la rime aussi, aussi). De l'actualité, de mauvais sujets, de vrais reportages, de faux sondages, de l'humeur, de l'humour, de l'autodérision, du sexe et du rock'n roll. En hommage à notre gouvernement, je vous promets tout et son contraire.

 

Alors, petits coluches, faîtes comme moi, j'envoie valser!




"L'instabilité est nécessaire pour progresser. Si on reste sur place, on recule." Coluche

www.tousdescoluches.over-blog.com


Par Zoa
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